
On avait dit « on ira plus ». Ha ça, on l’avait dit ! Bon, pas qu’on ne voudrait pas y aller, mais le chant des rupteurs le soir au fond des bois (et je ne parle pas des gueules de bois du lendemain, gros coefficient de marée pour certains…), l’image globale de la soirée tenait de la carricature, du folklore, de quelque de chose de pas bien glorieux…
Bon, ben on y va, mais ce coup-ci on ne dors pas sur site. C’est vendu ! Nous planterons nos tentes dans un camping à quelques kilomètres de la manifestation, un peu plus de confort au programme mais surtout du calme !
Le célèbre baptême des Motos et Motards, la fameuse balade du 15 août et ma sympathie extrême 😉 ayant séduit quelques motards locaux, nous partîmes avec le petit groupe Yves, Thierry et Sylvie, complété par Nicolas et sa W650 et Alain sur sa Triumph Bonneville.
Arrivés au camping sans encombre (un Mc Do bien déguelasse et cher, une remoque moto qui prend sa liberté, rien d’inhabituel…), la météo est de la partie, Franck et Florence, beauf et soeur de Nico passent nous voir, on est pas mal !

L’établissement proposant des repas (burgers et compagnie), nous délaissons nos petits bleuets et gamelles pour un copieux souper en terrasse couverte… Bon, alors oui, il y avait aussi quelques rafraîchissement..

C’est pas tout ça, on a un évènement sur le feu ! Le lendemain matin, de bonne heure et de bonne humeur, sauf pour ceux qui ont été dérangés par les ronflements excessivement sonores d’autres campeurs (la tente qui était derrière moi, et je fus accusé à tord… Comme je suis toujours de bonne foi, personne ne m’a cru ! Des potes ? Des potes ? …comme dira le poète croisé (de loin) aux Millevaches la même année), route, allez, quoi ? 10 km ? Et on se retrouve à Porcaro comme des milliers de motards venus d’un peu partout, roulant sur un peu n’importe quoi, c’est aussi ça, faire le tour des parkings, jalouser les « motos comme la mienne mais vachement plus jolie », être étonné par des démarches …artistiques, improbables, délires de bricolos, ou encore collectionneurs qui nous font plaisir en faisant rouler les machines de nos ving ans.. Mais le clou du spectacle était autant exceptionnel que rouillé cette année !

Je ne vais pas relater à nouveau le déroulé de cet évènement où deux univers se mélangent, les temps religieux où on retrouve un peu de sérénité, d’introspection, la foire de dehors des food trucs, vente de souvenirs, tables partagées avec des sourires et des rires et bien sûr la faune locale du moment.

Nous vacons donc à la redécouverte des lieux, à la participation aux messes, avec la photo presque réussi de 3 enfants de coeur, on est pas mignon ?

L’après midi tirant à sa fin, nous montons jeter un oeil au « camp de toiles », là où les sauvages brulent des moteur et se torchent la gueule. Pas tous. Mais ya pas d’autres mots. Sans regrêt… J’ai le coeur serré de voir une RC36-2, le 750 VFR le plus réussi de la gamme, subir la connerie et claquer de l’échappement…. Je préfère tourner les talons, il en faut pour tous les goût, et ici pour moi, c’est le dégoût.

Après la traditionnelle procession aux flambeaux, nous nous installons pour le concert, je trouve assez moyen, nous rentons relativement tôt (de nuit quand même) pour faire ce que l’on sait faire de mieux : Refaire le monde autour d’un verre !
Le 15 août ! Nous décollons de bonne heure du camping pour intégrer la foule nombreuse qui attend pour la bénédiction. Au préalable, une messe est donnée, consciencieux et recueillis nous sommes.

Puis la bénéction où les milliers de motards passent devant plusieurs prêtres, écoutent quelques mots, « souviens-toi, soies prudent ! » échangent aussi un sourire, nous sommes heureux d’être là. Sitôt bénis la 1400 GTR retrouve ses camarades de routes, nous récupèreront le convoi un peu plus tard pour nous éviter attente et cohue, l’occasion de faire un peu le touristes !

Les routes sont fermées à la circulation sur l’itinéraire de la balade, la foule est amassée au bord de la route et les enfants tendent la main pour que les motards tapent dedans en passant. Doucement. Tant qu’à faire… C’est à ce moment que l’on se souvient que la moto, ça fait rêver, les enfants et les grands, pas la machine ou les cuirs, mais le vent de liberté qui reste dans son sillage.
Le week-end s’achève comme il a commencé, en rigolant entre amis. Retour sans encombre, on a perdu la 7ème compagnie à Nantes, roulé avec une chaleur désagréable, vivement l’hiver, et empli la besasse à souvenir encore un peu.



2 réponses à “Madone 2023”
C’était trop bien avec vous tous tu nous a manqué cette année
Merci Sylvie <3